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La maladie d’Alzheimer

Première cause de démence chez les sujets seniors au monde, elle touche aujourd’hui plus de 900 000 personnes en France, 23% de la population âgée de plus de 80 ans se trouvant atteinte de cette pathologie. La maladie d’Alzheimer est un trouble neuro dégénératif, effet d’un dysfonctionnement au niveau des connexions entre certains neurones. Des dépôts venant de cellules évoluant dans le cerveau vont venir perturber les liaisons existantes dans plusieurs zones cérébrales, touchant notamment l’hippocampe. Le déclin de l’interface liée à l’hippocampe affecte directement la mémoire, donnant le nom commun de « maladie de la mémoire » à la pathologie de l’Alzheimer. L’évolution de la maladie, malheureusement inévitable chez les patients souffrants, mène à une mort neuronale de ces connexions.

La maladie d’Alzheimer et ses répercussions

Des symptômes multiples :

Les troubles pathologiques liés à la maladie d’Alzheimer se définissent souvent dans un premier temps par un déclin de la mémoire, mais aussi par une perte d’autres des fonctions intellectuelles, qui sont notamment cognitives. Les postes cérébraux les plus souvent touchés sont le langage, avec des possibles troubles de la communication verbale (aphasie), mais aussi la complication de l’exécution de certains gestes (apraxie). La perception de l’environnement extérieur de la personne malade peut être modifiée, avec une difficulté dans le fait de reconnaitre des endroits, des personnes ou des objets (agnosie). Il faut que la perte de la mémoire, symptôme le plus courant, soit combiné à un autre type de dégénérescence cérébrale pour que la maladie soit évoquée dans un cadre médical. Les lésions dans le cerveau se développant plus ou moins rapidement, l’évolution de la maladie est donc difficile à prévoir, et se place dans une logique de cas par cas.

Quelles explications ?

Les causes de la maladie, bien qu’étant le sujet de plusieurs recherches poussées au niveau national, ne sont pas encore identifiées, mais pourraient correspondre à un mélange de facteurs. D’abord des causes environnementales, c’est-à-dire l’exposition au tabac, une sédentarité trop grande ou l’hypertension, mais aussi une éventuelle prédisposition familiale. Difficile donc de prévenir l’Alzheimer, mais les experts s’accordent pour déclarer que prendre les mêmes précautions que contre les maladies cardio-vasculaires, comme un mode de vie sain, une réduction de la consommation de tabac et d’alcool et la pratique régulière du sport pourraient être des retardateurs potentiels de la pathologie.

Le diagnostic médical

Les personnes proches d’un malade atteint de l’Alzheimer sont souvent les premières à voir les signes avant-coureurs de la maladie, qui peuvent consister en troubles de la mobilité, mais aussi l’oubli ou la perte de souvenirs récents comme d’objets du quotidien. Après plusieurs types d’examens poussés chez un neurologue ou un médecin spécialisé, la confirmation du diagnostic est effectuée lorsque les manifestations de la maladie changent, souvent lors de l’évolution, malheureusement négative, des symptômes. La maladie d’Alzheimer se rapprochant, en termes de signes préexistants, de plusieurs autres troubles des fonctions cognitives, il est important de s’assurer du bon diagnostic.

réadaptation

Le rôle et l’accompagnement proposé par un ergothérapeute

La prise en charge ergothérapique

Un ergothérapeute peut aussi être un spécialiste utile pour soutenir dans les différents stades de l’avancement de la maladie : d’abord dans une optique de préserver l’autonomie, mais aussi par la suite dans l’adaptation du lieu de vie ou du confort de la personne. La maladie d’Alzheimer s’ancre dans le temps long puisqu’elle est considérée comme Affliction de Longue Durée, et le spécialiste thérapeutique doit donc connaitre et s’assurer parfaitement de la situation de son patient avant de mettre en place de possibles soulagements pour lui. L’évaluation du type d’aide en allant directement en observation sur le lieu de vie de la personne concernée ou des discussions poussées avec les individus proches sont par exemple des solutions envisageables. Lors des stades les plus préliminaires de la maladie, voire pré-diagnostics, le patient a pu mettre lui-même des techniques en place pour pallier ses symptômes, on peut penser notamment à des aides mémoires ou d’autres processus dont le but est le maintien de sa qualité de vie. L’ergothérapeute va soutenir et poursuivre les possibles efforts mis en place par la personne touchée par Alzheimer à travers de multiples alternatives.

Mémoire et troubles symptomatiques de la maladie

L’ergothérapeute va essayer, à travers les activités proposées, de retarder ou de rétablir les performances cognitives de la personne malade, en pouvant proposer des stratégies compensatoires pour les actes de la vie quotidienne qui sont devenus difficiles à effectuer. Entraîner le patient à continuer à effectuer des actions sous de nouvelles formes, en adaptant aussi l’intervention pour que la sécurité soit au centre, est primordial pour l’ergothérapeute. Celui-ci pourra effectuer des tests de mobilité et déterminer si des exercices portant sur la posture peuvent améliorer les capacités de fonctionnement de la personne touchée. Toujours en se penchant en premier lieu sur ce qui est important pour le patient, ce que le celui-ci veut préserver de sa vie quotidienne, l’ergothérapeute va pouvoir venir donner des réponses en termes d’exercices et d’adaptations.

Aménagements et changements physiques

Lorsque l’environnement de la personne atteinte de l’Alzheimer n’est plus adapté à son mode de vie, des changements doivent avoir lieu pour adapter le lieu de résidence aux nouvelles conditions posées par la maladie. Des problèmes de mobilité ne doivent mettre en danger ni la personne malade, ni aucun de ses proches. Et pour se faire, des actions de re modélisation peuvent être lancées par l’ergothérapeute. Aides techniques, technologies adaptées ou sécurisation de certaines pièces sont autant de méthodes possibles pour mener à bien la tâche de refonte des locaux habités par le patient. Toujours en fonction de ses souhaits, mais aussi de l’avancement de la maladie, on essaie d’allonger l’autonomie à domicile, si celle-ci est désirée par le patient comme par les proches.

Soulager le patient et ses proches

En raison des difficultés qui se posent dans la vie quotidienne des malades de l’Alzheimer, du coût financier mais aussi moral pour les personnes aidantes, les patients atteints de la maladie représentent une part importante des personnes placées dans des institutions spécialisées et EHPAD. Les actes de psychomotricité mis en place par les ergothérapeutes viennent répondre à un déclin de la qualité relationnelle et sociale que peuvent entretenir les malades avec leur entourage et eux-mêmes. En effet, la dépression est aussi un symptôme pouvant être présent chez les patients, un sentiment qui peut s’accompagner de celui d’être un poids à porter pour les personnes alentour. En sollicitant les échanges, verbaux ou non, et en essayant de renouer des liens d’affectivité grâce à différents outils, le praticien peut rendre moins lourde la situation sociale dans laquelle se trouve la personne atteinte du trouble de l’Alzheimer. Une assistance aussi destinée aux aidants, c’est-à-dire les personnes proches, côtoyant souvent quotidiennement le patient dans une optique de soutien, puisque des pratiques adaptées et des savoirs complets peuvent leur être transmis par l’ergothérapeute.