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Les bienfaits des dessins pour les enfants

Retrouver ses dessins d’enfants est toujours synonyme de nostalgie pour toutes les personnes déjà entrées dans l’âge adulte. Au-delà du fait que les dessins soient souvent considérés comme des témoins d’un temps révolu, qu’on ressort périodiquement pour se souvenir, ils sont aussi des outils centraux dans l’apprentissage des enfants. En effet, les tout-petits, lors de la création d’un dessin pourtant innocent, vont venir travailler sur de multiples points de leur intellect et ainsi s’assurer des progrès notables.

Le dessin synonyme du développement de l’imagination

Dessiner entraîne l’imagination et stimule le côté créatif de l’enfant. Lorsque celui-ci entre dans la période d’apprentissage (lecture, … les dessins qui illustrent les pages des livres sont centraux pour eux. Ils les repèrent facilement et c’est leur manière de comprendre. Mais il permet aussi de communiquer. L’expression non verbale, par le dessin, est un moment durant lequel l’enfant va laisser libre cours à son imagination pour recréer son environnement de la manière dont lui l’imagine. Il pourra aussi développer son caractère et ses préférences à travers les choix de dessin qu’il effectue, un point important puisque le dessin est un des canaux centraux de la communication avec ses proches.

Le fait que ses dessins soient sa propre expression du monde qui l’entoure est particulièrement important, car il ne faut pas brider l’enfant dans sa créativité : s’il veut représenter des personnes ou objets avec des couleurs, des éléments non réalistes, il faut le laisser faire. Sa sensibilité peut entrer en jeu dans la manière dont il dessine, et il est possible que le petit accorde une attention particulière aux couleurs. Par exemple, les émotions inspirées par un endroit ou par une personne peuvent être exprimées par les couleurs employées. Essayer de comprendre la façon dont il organise sa pensée, c’est aussi jeter un regard dans son monde et voir comment il s’y représente le monde extérieur. Ainsi, après le passage des personnages têtards, avec un bâton en guise de corps entier, qui parsèment tous les dessins d’enfants, on retrouve l’étape du dessin de famille, qui est toujours un moment d’émotion pour les parents. Se voir représenter par son petit est un moment touchant, et il est important de lui faire continuer à développer de tels comportements.

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Développer son intellect par la pratique du dessin

Mais la pratique du dessin permet aussi d’atteindre des objectifs plus profonds, et selon l’âge de l’enfant concerné, la manière de dessiner permet de travailler sur des comportements spécifiques. La croissance du bambin, du nouveau-né jusqu’à l’âge d’entrer à l’école, est ainsi marquée par des manières différentes d’aborder les sujets de dessin. Avant 18 mois, les tout-petits ont déjà envie de dessiner, mais cette envie s’exprime par des gribouillis, des dessins flous qui sont faits sur des feuilles comme sur toutes les surfaces disponibles dans l’habitation. La deuxième étape, qui va jusqu’aux 3-4 ans de l’enfant, regroupe des esquisse plus organisés, mais dans lesquels la représentation de l’environnement est encore floue. C’est en effet dans une troisième période, après l’entrée en maternelle, ils commencent à avoir une portée plus spécifique, puisqu’ils représentent le monde qui l’entoure.

 

Ce sens de l’orientation naissant est important puisqu’il vient souligner la portée de la coordination du cerveau, de la main et de l’œil. Ces trois éléments sont essentiels puisque stimulés en permanence lors du tracé : les premiers essais seront l’occasion d’observer votre enfant appuyer de toutes ses forces sur le crayon  et de bouger son corps entier dans l’espoir que sa main suive le mouvement initié. Mais la motricité fine est aussi en jeu dans l’apprentissage du dessin, car le fait de tenir, changer ou lâcher son crayon travaille directement sur le contrôle des mouvements. Le développement cognitif passe donc par des activités artistiques et imaginatives, et il est bon de les encourager sous toutes leurs formes pour ne pas biaiser le comportement du petit en l’orientant seulement vers certaines de ces formes de développement personnel.

L'aide extérieure dans la pratique du dessin

Dans certains cas, cette pratique peut paraître différente : en retard, pas assez développée ou encore remplaçant la communication verbale. Avant de classifier ces cas comme anormaux, il faut prendre le temps de consulter un spécialiste de santé, qui est le seul à pouvoir conseiller et diagnostiquer les troubles dont pourrait être atteint l’enfant. L’ergothérapeute est par exemple un praticien dont le travail sur la vie quotidienne et les activités qu’elle contient peut être intéressant dans le cas d’un jeune qui présente un certain retard dans sa manière de dessiner. En ayant du mal à tracer certaines formes, à reproduire des éléments extérieurs ou encore à tenir le crayon correctement, il peut se retrouver handicapé dans sa vie scolaire.

 

Dans le cas où une gêne s’installe, il est alors possible de faire appel à un ergothérapeute, qui viendra par différents types de soins et d’exercices, essayer de renforcer les capacités présentes chez l’enfant et/ou lui en faire acquérir de nouvelles. Son intervention pourra prévenir de futurs troubles de l’apprentissage, et notamment du langage écrit. A travers des exercices sur la motricité fine ou sur le développement cognitif, l’ergothérapeute s’adaptera à la situation pour permettre la naissance chez le petit des qualités primordiales demandées : une volonté de bien faire, un intérêt certain et une imagination engagée dans l’action. L’application des méthodes pourra aussi se faire en dehors du cadre de la séance d’ergothérapie, par exemple dans un cadre familial. Ainsi, dessiner en compagnie de ses parents ou de ses proches peut avoir un effet très bénéfique, en développant notamment son intelligence émotionnelle. Lier la pratique du dessin à des moments de partage et de bien-être font naître chez l’enfant une volonté de faire perdurer ce type d’activité et ainsi en retirer le maximum de bénéfices possibles.